Un nouveau data center pour le MiPih

Le Groupement d’Intérêt Public a posé la première pierre de son futur data center mi-janvier à Amiens. Celui-ci sera entouré par de nouveaux bureaux pour les 123 collaborateurs du site.

À la fois premier hébergeur français de données de santé, éditeur de logiciels administratifs et créateur de la première messagerie sécurisée du secteur médical, le MiPih, est un acteur clé des systèmes d’information hospitaliers.

Le Groupement d’Intérêt Public, qui compte 525 salariés dont 123 dans son agence à Amiens, a posé la première pierre de ses nouveaux bâtiments et de son nouveau data center picards.

« Il était nécessaire d’externaliser les données de santé hébergées pour nos 500 adhérents (CHU, EHPAD, maternités...) en toute sécurité. Dès 2013, nous avons imaginé la construction d’un data center à Amiens identique à celui de notre siège de Toulouse », explique Frédéric Serein, Directeur général délégué du MiPih.

Un data center écoresponsable

Pour correspondre à l’image de l’entreprise, ce data center se devait d’être à la fois innovant et écoresponsable. Soutenue par le Conseil régional et Amiens Métropole, la structure a bénéficié d’un prêt « croissance verte » de la Caisse des dépôts pour accompagner cet investissement de 12 millions d’euros.

« Nous avons décidé de nous installer sur la ZAC Intercampus entre l’Université et le CHU et de construire nos nouveaux locaux autour du data center », poursuit Frédéric Serein. Les calories de ce dernier, qui formera avec celui de Toulouse le plus grand centre de stockage spécialisé santé du pays, devraient être recyclées pour alimenter en chauffage les bâtiments alentours, une première.

« Nous avons demandé conseil à l’Ademe pour nous aider dans ce projet qui sera a minima à haute performance énergétique », souligne le Directeur général délégué.

Autour du data center de 1 200 m², 2 600 m² de bureaux seront construits. Ils devraient accueillir d’ici un an les équipes du MiPih mais également 40 nouveaux salariés.

« Nous cherchons des développeurs avec une double compétence numérique et santé mais aussi des experts sécurité. Ce sont ces profils Bac +5 que nous souhaitons attirer, grâce à la qualité des postes, mais aussi à la qualité de vie », indique Frédéric Serein qui aspire également à ce que le MiPih serve de « porte-avion » au cluster santé et aux start-up qui y sont associées.

« En fonction des besoins de nos adhérents, nous pourrons servir de support de diffusion à certains projets », conclut-il.

https://mipih.fr