TENDANCE | Le business staging


Faire du business staging, c’est révéler le potentiel d’une entreprise en la structurant opérationnellement pour qu’elle puisse atteindre les objectifs visés et annoncés.

Depuis sa création en 2015, I&S Adviser a mené plus de quinze opérations de business staging pour le compte de chefs d’entreprise français.

C’est-à-dire ? Ses operating partners, dont Philippe Gouspillou pour les Hauts-de-France, sont intervenus sur le terrain aux cotés de l’entrepreneur pour structurer opérationnellement sa société afin d’en exprimer le potentiel de croissance et d’atteindre les objectifs visés et annoncés.

Tous les départements et tous les échelons sont concernés et impliqués dans cette démarche qui se doit d’être impulsée par le chef d’entreprise, avec le support de son conseil d’administration.

« Les entrepreneurs français restent encore trop souvent concentrés sur ce qui existe : bilan, résultat d’exploitation, marge et valeur comptable… et non sur le devenir de leur entreprise : stratégie, vision, anticipation des usages... Or c’est pourtant là que se joue le futur de ce qu’ils ont créé », explique Isabelle Saladin, présidente fondatrice d’I&S Adviser.

Créer de la valeur

Le business staging apporte finalement au monde des affaires la même chose que le home staging dans le secteur immobilier.

Ne pas faire de business staging expose l’entreprise à un risque de sous-valorisation, à un ralentissement de sa croissance induisant une absence de retour sur investissement, voire une perte de chiffre d’affaires, à une absence de création de valeur pour le repreneur (en cas de cession) ou le nouvel actionnaire (en cas d’ouverture du capital) et à un risque sur l’emploi.

A l’inverse, il s’avère essentiel pour des PME confrontées à un virage stratégique : cession, acquisition, changement de positionnement et de modèle économique, ouverture à l’international, levée de fonds significative, etc.

« Trop de ces projets échouent encore avec, par exemple, 50 % des fusions qui ratent, des levées de fonds qui restent inférieures à 1 million d’euros et trop de PME qui sont cédées à des valeurs bien en deçà de leur potentiel réel, il est temps de changer la donne », conclut Philippe Gouspillou.

Entreprises 80 - Juin 2017