Suma Aéro-mécanique : savoir partager pour être performant

La PME albertine a une croissance régulière en fournissant à l’aéronautique et aux équipementiers du secteur de très petites séries. Elle vit le mouvement continu et le management partagé comme des clés de sa réussite.

Bruno Pézeril est un PDG heureux. Cet homme a fait toute sa carrière dans l’entreprise créée par son grandpère et il y passe douze heures par jour : « c’est facile car je suis passionné ! En arrivant en 1987 comme responsable technique j’ai apporté le numérique et depuis, on avance. » La belle usine (presque) neuve, claire, spacieuse, impeccable, sert principalement le secteur porteur de l’aéronautique (+7 % par an) et des clients historiques en mécanique.

Suma Aéro-mécanique s’est spécialisée dans les très petites séries de pièces complexes de 3 mm à 4 m ; elle assure usinage, assemblage et finitions sur métaux durs, titane, inox, alliages légers, polymères et investit en machines tous les ans. Elle développe le management partagé : « c’est indispensable, on a instauré des rituels pour partager l’information, on dialogue, on se réunit, les tableaux de bord affichés sont actualisés chaque semaine, on écoute les commentaires pour progresser. On n’a pas peur de tenter, on part d’un brouillon qui évolue en fonction des résultats et des avis de chacun. Si l’essai n’est pas concluant, on abandonne l’idée. Il faut être à la hauteur de notre réputation de belle boîte de mécanique. »

Une entreprise en mouvement

Bruno Pézeril fait tout pour honorer les commandes de grands clients comme le voisin Stelia à Méaulte et dans les autres sites du groupe, plus Dassault, Airbus et les équipementiers du secteur. Suma Aéro-mécanique entend être précis, assurer la qualité dans les délais. « On est à 95 % de livraison à temps, on doit encore progresser car les acheteurs du secteur tendent à réduire les coûts en continu. »

L’entreprise est fluide et agile, avec une moyenne d’âge plafonnée à 36 ans : « la hiérarchie pure et dure ne fonctionne pas, les jeunes veulent de la reconnaissance, une évolution rapide avec des perspectives pour la société comme pour eux, ils aiment se sentir dans une entreprise en mouvement, c’est naturel pour leur génération. Pour qu’ils se sentent bien et soient performants, qu’ils se consacrent exclusivement à leur tâche dans de bonnes conditions, à nous de régler les problèmes autour. »

Pour saluer leur performance, ils reçoivent une prime annuelle conséquente, qui est liée à la fois aux résultats de l’entreprise et à l’assiduité individuelle. Suma Aéro-mécanique n’a pas de soucis pour recruter car elle table sur l’apprentissage (du bac pro à la licence pro) : « c’est un risque car ces jeunes apprennent logiquement sur le produit destiné au client mais c’est efficace. »

Et pour améliorer les délais et l’efficacité, un « service d’urgence » est en cours d’installation au sein de l’atelier. De quoi conforter le chiffre d’affaires en augmentation de 5,8 millions en 2011 à 8 millions en 2016.

Suma Aéro-mécanique
Parc d’activités n° 2 - Rue Henri-Potez - Albert
Tél. 03 22 74 45 80