Les drones sont dans le pré

La Chambre d'agriculture de la Somme a investi, fin 2013, 35.000 euros afin d'expérimenter l’utilisation de drones pour le contrôle des fertilisants utilisés dans les champs. Suite à de nombreux tests concluants, la Chambre d’agriculture souhaite commercialiser le procédé à l’automne 2014.

On avait déjà entendu parler de l’utilisation de drones par des industriels mais désormais c’est dans les champs que nous allons retrouver ceux-ci.

Fin 2013, la Chambre d’agriculture de la Somme investi 35 000 euros dans ce projet. L’objectif : mieux contrôler la quantité de fertilisants utilisée dans les cultures et ainsi mieux doser leur usage, et cela rapidement et précisément.

Après l’acquisition d’un drone en septembre 2013 à travers l’entreprise Airinov, un premier test a été effectué sur des cultures de colza en début d’année, puis en mai sur 3.000 hectares de blé. Un pilotage de la fertilisation par drone qui a été proposé à plus de 330 agriculteurs cultivant sur les aires d’alimentation de captage de Poix-de-Picardie, de Caix et de Victotine Autier, en partenariat avec l’Agence de l’Eau Artois Picardie.

Ces tests ont servis à caler l'outil et le futur service. En conclusion, cette aile volante guidée par GPS se révèle plus précise que les systèmes satellitaires existants, et moins dépendante des conditions météorologiques.

Programmé à partir des coordonnées des parcelles de cultures à survoler, le drone est déployé par un opérateur, titulaire du brevet théorique d’ULM. Les images recueillies vont alors permettre à un ingénieur-conseil de valider et fournir en 3 jours, des données permettant de mettre en place rapidement un plan d’action sur notamment les doses de fertilisants à utiliser et les zones à traiter.

Ce service, baptisé « Mes dron’im@ges » devrait être proposé dès l'automne 2014 auprès des exploitants, pour un tarif de 10 à 15 euros par hectare. L’objectif pour la saison 2014-2015 sera de déployer le service sur 7 000 hectares.

La Chambre d'agriculture de la Somme envisage d'acquérir l'an prochain un drone-hélicoptère permettant de voler à plus basse altitude (1 à 5 mètres) et d'effectuer des vols statiques. L'utilisation du drone pourrait alors s'étendre à la détection de maladies ou de plantes parasites. Un appel d’offre est actuellement en cours afin de déterminer l’entreprise partenaire du projet.

Plus d’infos sur :

http://www.chambres-agriculture-picardie.fr/