Les clés d’un business florissant

La Picardie affiche le deuxième taux de clientèle d’affaires le plus élevé de France après la Haute-Normandie (57,6%).

En France, l’ensemble des manifestations réunies sous le vocable « tourisme d’affaires » représente 10 % des entrées touristiques. Malgré un contexte économique éprouvé, le secteur résiste. Les raisons sont simples. Bien que les entreprises aient adopté de nouvelles pratiques de rigueur visant à réduire les coûts de transport, les durées de déplacement ou les activités annexes, elles misent toujours sur les foires et salons, moments privilégiés d’échanges, de rencontres, d'innovations et de courants d’affaires. Elles privilégient également les réunions internes – congrès, séminaires, conventions, journées d'étude, formations, incentive – outils stratégiques pour partager compétences et fédérer leurs équipes.

Services clés en main

Pour les régions accueillantes, le tourisme d’affaires est une manne à développer. Levier de l’attractivité et du rayonnement du territoire, le secteur est un véritable enjeu de développement, mobilisant un large panel de métiers et génèrant de fortes retombées directes et indirectes. Il n'est en outre pas contraint par la saisonnalité. La clientèle d’affaires génère 3 à 5 fois plus de dépenses que le touriste en voyage d’agrément. En effet, hormis les frais liés au transport, à l’hébergement et à la restauration, un séjour professionnel offre l'occasion de visiter monuments et musées, de faire du shopping et de sortir.

Cette clientèle représente 40 à 50 % en volume de la fréquentation annuelle de l’hôtellerie régionale. Elle privilégie de plus en plus les établissements à même de lui offrir une qualité de service optimale (wi-fi haut débit, services clés en main, conciergerie, etc.).

Une France attractive

La France demeure une destination prisée pour l’organisation de salons internationaux ; Paris demeurant une destination phare. Selon l'Étude sur les retombées économiques de l’activité des salons en France et en Île-de-France publiée en juin 2011, le secteur a généré 5,8 milliards d’euros en 2010, dont 68 % en région Ile-de-France. Un chiffre scindé en deux : une moitié consacrée aux dépenses directes (locations de surfaces et aménagement des stands), l’autre moitié liée au séjour des visiteurs et des exposants.
En nombre de congrès internationaux accueillis, la France se situait en 2012 en 5ème position selon le classement mondial ICCA* (4ème au niveau européen après l'Allemagne, l'Espagne et le Royaume-Uni) ; Paris se situant en deuxième position des villes.

*International Congress and Convention Association