La saga du Beaujolais Nouveau

Tradition française par excellence depuis des années, désormais répandue dans le monde, l’arrivée du Beaujolais nouveau est l’occasion pour tous de se réunir autour d’un verre et d’apprécier le savoir-faire français. Une tradition devenue un véritable événement, pérennisé par une communication massive. 

Retour sur cette tradition. 

Cette année encore, la marque frappe fort et lance une campagne de communication massive autour de la sortie de sa dernière cuvée. Un événement annuel qui se déroule chaque 3ème jeudi du mois de novembre.

L’année dernière, le Beaujolais Nouveau a choisi de s’associer à l’univers de la mode afin de renforcer son image de produit français haut de gamme. Ainsi Lucinda Rossat, une jeune créatrice de l’école ESMOD de Lyon, avait dessiné et conçu la robe rouge du Beaujolais Nouveau dont la photo avait été déclinée sur tous les supports de communication de la marque. 

Pour ancrer encore plus ce vin dans la tradition française haut de gamme, ce parallèle à la mode se poursuit cette année avec la mise en place d’une élection Miss Beaujolais Nouveau 2013 sur les réseaux sociaux, qui portera le fameux 21 novembre la robe de la jeune créatrice.

Ce casting participatif a été mis en place depuis mai dernier avec l’agence de mannequinat Gladys Agency sur la page facebook de la marque. 5 finalistes ont été désignées puis un jury s’est réuni pour désigner l’élue.

Cindy Forissier, 21 ans, a remporté ce concours devenant ainsi « Mademoiselle Beaujolais Nouveau 2013» avec, à la clé, un contrat de mannequin et une séance photos avec un photographe professionnel chez Gladys Agency.

La campagne s’est particulièrement déployée sur les ondes radios, jouant sur les comparatifs robe vêtement/vin.

Hier soir donc, à minuit, Miss Beaujolais nouveau 2013 est apparue pour la première fois aux Sarmentelles de Beaujeu dans le Rhônes lors d'une cérémonie dédiée à la sortie du vin.

Mais pourquoi cette date ?

Depuis des siècles il est de coutume de fêter la fin des vendanges.

Parmi les fêtes accompagnant la fin des vendanges et les premières dégustations, la Saint-Martin du 11 novembre, est un temps fort, jusqu’à la fin de la première guerre mondiale et la signature de l’armistice. 

La Saint-Martin marque, pour les gens de la vigne, le jour du paiement des loyers, l’échéance des contrats d’embauche pour les ouvriers, les apprentis, les domestiques, le règlement des comptes entre vignerons et vendangeurs… 

C’est aussi à cette date que les viticulteurs offrent les prémices de leur récolte et font traditionnellement goûter le vin nouveau : la dégustation s’appelle « la martinée » et le tirage du vin nouveau « le martinage ». Une fête qui s’accompagne d’un grand dîner.

Le 8 septembre 1951, un arrêté paru au Journal officiel dispose que les vins d'appellation d'origine ne peuvent être vendus qu'à partir du 15 décembre. Un arrêté qui génère de vives réclamations de la part des syndicats viticoles.

Le 13 novembre 1951, une note de l’Administration des Contributions Indirectes précise «dans quelles conditions certains vins à appellation contrôlée peuvent être commercialisés dès maintenant, sans attendre le déblocage général du 15 décembre prochain». 

Les vins concernés sont : le Beaujolais, les Côtes-du-Rhône, la Bourgogne (vins blancs) et Bourgogne Grand Ordinaire, le Bourgogne Aligoté, le Mâcon (vins blancs), le Gaillac et Gaillac Premières Côtes (vins blancs), le Muscadet. 

Cette date marque la naissance officielle du Beaujolais nouveau. 

Les volumes commercialisés à cette époque par le vignoble seraient de l’ordre de 15 000 hl (à peine 2 millions de bouteilles).

Pendant quinze ans, la date du déblocage du Beaujolais Nouveau n’est pas fixe. Elle varie de quelques jours, en fonction des millésimes. 

En 1985 un décret fixe au troisième jeudi de novembre la date de la mise à la consommation du Beaujolais Nouveau (et des autres primeurs) pour faciliter la mise sur le marché des 500 000 hl produits cette année-là. 

Une date toujours en vigueur aujourd’hui.

On compte environ 240 000 hl (32 millions de bouteille) produits en moyenne. Un accroissement depuis les années 50 qui résulte du succès de ce vin.

Aujourd’hui encore, le Beaujolais Nouveau est arrivé !

Le fêtez-vous ?