Amiens : test de batterie grandeur nature

C'est une première en France ! Le LRCS d'Amiens installe trois nouvelles machines permettant le pré-prototypage de batteries et super condensateurs. 

 

15 laboratoires de recherche au total ont depuis peu de temps un accès direct à ces équipements au sein du LRCS d’Amiens, (Laboratoire de Réactivité et de chimie des solides de l'UPJV/CNRS), membre du RS2E. Grâce à ces machines, les chercheurs vont pouvoir mener leurs tests à bien, en conditions réelles avec de nouveaux matériaux de batteries et cela de façon beaucoup plus rapide et efficace.

« Depuis 2011, le RS2E a pour objectif de renforcer le lien entre chercheurs et industriels. »

Les trois machines (6 tonnes au total) sont arrivées il y a quelques semaines à Amiens. Elles permettent, outre la possibilité inédite de réaliser des tests grandeur nature, de renforcer le lien entre recherche fondamentale et industrielle, une des raisons d’être du RS2E depuis son lancement en 2011.

« L’achat de ce matériel a été rendu possible par un cofinancement entre le RS2E, la région Picardie et le FEDER pour un montant total de 600 000€. »

Les trois machines sont actuellement en cours de qualification, c’est à dire installées et calibrées au LRCS, à la Faculté de sciences, quartier Saint Leu , par les ingénieurs coréens de Media Tech Co. et de PnT en attendant une salle de 73 m²  dédiée au rez-de-chaussée du futur « HUB » financé par la région Picardie, le département de la Somme, FEDER et le Rectorat d’Amiens.

Un future installation au Hub

Présentée le 17 octobre dernier par les différents acteurs du projet, cette nouvelle plateforme de recherche sur le stockage d’énergie ou « Hub » a été pensé par le professeur Jean-Marie Tarascon, scientifique renommé de l’UPJV, à l’origine de la batterie Lithium-ions.

Le Hub ouvrira ses portes en janvier 2016. Voir notre article sur le Hub.

« Valoriser davantage les résultats fondamentaux auprès des industriels »

Ces machines marquent un tournant dans la recherche en lui donnant des atouts supplémentaires dans le pré-transfert industriel.  Par exemple, les découvertes fondamentales n’intègrent pas forcément tous les paramètres de fonctionnement d’une batterie complète ou ne sont pas testées dans un environnement représentatif des conditions d’usage. Les nouvelles machines permettront d’adapter ces découvertes au cahier des charges de l’industriel en utilisant un format standardisé.

« Cette ouverture s’inscrit également dans la philosophie tracée par le projet de Nouvelle France Industrielle : dynamiser l’innovation et donner aux industriels français des possibilités d’utiliser rapidement les découvertes issues des laboratoires. » 

Deux questions à Sébastien Cavalaglio, ingénieur d’étude CNRS en charge du développement et du support technique des machines

> Comment s’est passée l’installation des machines et leur phase de calibration ?

Nous étions prêts à recevoir le matériel, les travaux nécessaires aux raccordements avaient été effectués par anticipation. Hormis de petites complications souvent rencontrées et inhérentes aux déplacements d'équipements complexes, lourds et encombrants, l'installation s'est globalement bien déroulée. L'étape de mise en route s'est également bien passée.

> Quelle sera votre mission au sein du RS2E une fois les machines opérationnelles ?

Ma mission consiste à adapter des formulations, des procédés d'étalements et de conditionnements pour les composés chimiques que l'on veut voir mis en forme dans une batterie ou un supercondensateur pour des démonstrateurs. L'entretien et la maintenance des équipements sont des responsabilités complémentaires. Dans ces évolutions j'apporterai ma contribution en fonction des besoins des différents membres du RS2E.

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